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Hardcore, exposition au Palais de Tokyo
Nous manquons de paroles contestataires, de trouble-fêtes, d’agitateurs d’idées, de prises de position de la part des artistes. Il semble que, tous, nous suivons les diktats de la bonne pensée et nous faisons manipuler sans réagir. Le propos d’une exposition intitulée « Hardcore, vers un nouvel activisme » apparaît alors, au prime abord, alléchant.
Cette exposition présentée au Palais de Tokyo (Paris) jusqu’au 18 mai 2003 a le mérite de vouloir exposer des artistes « activistes », ayant donc une attitude politique qui préconise l’action directe, la propagande active. D’ailleurs, « le terme "Hardcore" s’applique à la façon dont les artistes présentés dans l’exposition infiltrent la réalité, occupent d’une certaine manière le terrain de l’actualité et renvoient l’expression d’une vérité crue, livrée sans formatage médiatique préalable » précise Jérome Sans (conservateur du Palais) dans le dossier de presse.
Dans ce haut lieu institutionnel qu’est le Palais de Tokyo, qui se veut ouvert à la jeune création, des œuvres de Alain Declerq, de Minerva Cuevas (Mejor Vida Corporation), Etoy ou encore A.A.A. Corp. Des œuvres qui, individuellement, ne sont pas dénuées de bon sens et sont assez pertinentes par rapport aux sujets qu’elles abordent. Pourquoi alors cette impression d’incompréhension et de mélange incohérent dans cette exposition ?
En commençant par les affiches féministes des Guerilla Girls, le visiteur se retrouve ensuite devant des voitures brûlées, puis il peut s’asseoir dans les bureaux d’Etoy, s’appesantir sur le sort des sans-abri photographiés par Santiago Sierra et poursuivre en regardant le documentaire de Clarisse Hahn sur la dominatrice sexuelle Karima. Curieux comme mélange…
Palais de Tokyo
13, avenue du Président-Wilson
75116 Paris
Ouvert de midi à minuit tous les jours sauf le lundi.
Plein tarif : 5 euros – Tarif réduit : 3 euros.
Toutes les images : © 2002 Palais de Tokyo, site de création contemporaine et les auteurs
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