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Les Rencontres photographiques du 10e, deuxième !
Les Rencontres Photographiques du 10e avaient débuté une première édition prometteuse il y a deux ans. Voici à partir de maintenant une deuxième édition de toute beauté.
Plus de 50 lieux partenaires (cafés, librairies, lieux insolites et galeries) du 10e arrondissement participent à l'opération cette année où exposent des artistes tels que Fred Lebain (chez Canal Pictures and Art) ou Edouard Levé (chez Philippe Chaume) et bien d'autres encore...
Ces Rencontres photo comprennent aussi une exposition collective dans le hall de la mairie du 10e sous le commissariat de Arno Gisinger et Etienne Hatt. Ceux-ci expliquent : «Notre choix des lauréats fut guidé par trois principes : tout d’abord, rendre compte de la diversité de la photographie dans le 10e arrondissement ; ensuite, composer une exposition collective cohérente et éviter la juxtaposition de plusieurs expositions personnelles ; surtout,
saluer les travaux les plus maîtrisés tout en donnant une réelle place à de jeunes talents qui se cherchent encore.»
De même, des installations et diaporamas se tiendront dans la mairie
ainsi que dans la bibliothèque Chateau d'Eau.
Cette manifestation permet à des photographes de talent de se réunir et d'exposer dans toutes sortes de lieux du 10e parce que « notre ligne est de soutenir des photographes peu connus et de les exposer, on n’a jamais cherché à exposer un photographe connu, on privilégie plutôt les gens issus des festivals off. Il ne s’agit pas de l’amateur mais plutôt du photographe talentueux qui n’est forcément connu et qui exerce une certaine indépendance » explique Florence Monod, responsable de la bibliothèque Château d'Eau.
À cela s'ajoutent des manifestations dont le calendrier est ci-dessous.
Sur ce, bonnes Rencontres et cela jusqu'au 30 novembre prochain !
Samedi 20 octobre après-midi
Parcours dans quelques lieux du 10e participant aux Rencontres Photo en présence des artistes (sur inscription uniquement)
Jeudi 25 octobre à 18h30
Conférence sur la Photographie Africaine en compagnie de Afrique In Visu.
Jeudi 8 novembre à 19h
Conférence : le collectif de photographes : où en est-on ? en partenariat avec l'école EMI CFD.
Jeudi 15 novembre à 19h
Rencontre des lauréats de l'exposition collective et des photographes exposant dans les lieux du 10e avec le public.
Mardi 20 novembre à 19h
Conférence "Politiques de la photographie du corps"
avec François Soulages, Catherine Couanet et Marc Tamisier
© Crédit images ci-contre : Florence Wetzel / Baptiste de Ville d'Avray / Marion Roux
Le site officiel des Rencontres Photo du 10e
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Conférences sur l'art contemporain en seine saint denis
Depuis quelques années déjà, le conseil général de la Seine-Saint-Denis organise une série de conférences intitulées J'ai rendez-vous avec l'art, souvent mensuelles, dans quelques villes clef du département (Montreuil, Pantin, Saint-Denis et bien d'autres...).
L'expérience se poursuit cette année avec deux cycles, l'un sur l'art contemporain et l'autre sur la photographie. Des thèmes touchant au design, des relations de l'art avec l'Afrique, la photographie d'architecture ou une séance sur Robert Franck sont au programme. L'une des conférence est aussi consacrée à la rencontre avec un artiste dans chaque cycle.
Ces conférences sont de qualité, richement illustrées et le plus souvent en rapport avec l'actualité artistique. il serait dommage de s'en priver...
Programme complet de J'ai rendez-vous avec l'art
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Les souvenirs photographiques de Christian Caujolle
Les éditions Actes Sud publient deux tomes de Christian Caujolle, directeur de la Galerie Vu, grand passionné de la photographie. Le tome 1, intitulé Histoires, regroupe quelques nouvelles ayant la photographie en toile de fond. Le second, Souvenirs, celui qui nous intéresse davantage, rassemble quelques souvenirs, anecdotes et réflexions sur son passé dans le monde la photographie à l'aide d'une image emblématique à chaque début de chapitre. Sa grande contribution à Libé avec les feuilletons de Raymond Depardon et Sophie Calle par exemple. Ses rencontres avec Gisèle Freund, Cartier-Bresson ou Bernard Faucon etc etc.
À travers ce recueil, on découvre un homme érudit, passionné, en permanence à la recherche d'un tirage de collection, d'un cliché coup de cœur ou d'un jeune photographe plein d'avenir... Les quêtes et histoires de Christian Caujolle sont à la fois touchantes, parfois drôles et témoignent d'une époque où la photographie prenait son envol dans le monde de l'art...
Il fut un temps: Souvenirs (tome 2) et Histoires(tome 1)
Actes Sud
25 euros et 19 euros
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Anton Corbijn fait actuellement son cinéma...
On avait un peu peur, c’était là un grand défi mais il l’a fait. Et bien. Anton Corbijn - connu pour son travail en noir et blanc pour les pochettes et clips de Depeche Mode et autres artistes - sort son premier film Control. Dans un noir et blanc forcément splendide ce film relate la vie de Ian Curtis, leader charismatique du groupe Joy Division. « Pour moi, on se souvient de l'époque de Joy Division en noir et blanc, il était normal de faire le film ainsi » admet le réalisateur qui a cotoyé et tiré le portrait du groupe. Beaucoup plus qu'un film juxtaposant une suite de photographies et qui en ferait un objet poseur sur un chanteur, c'est surtout l'occasion pour Corbijn d'aborder un destin et une personnalité hors norme, celui d'un jeune homme à la vie à la fois ordinaire, car marié et père de famille, qui cadre mal avec le rythme du rock and roll. Un destin tragique – Curtis s’est pendu à l’âge de 23 ans – qui a le mérite de nous replonger, l’air de rien, dans une époque fièvreuse et dans un contexte social de l’Angleterre sous Tatcher. Et la prestation toute en nuances du jeune acteur principal, Sam Riley, n’est pas étrangère à la réussite de Control.
Control d'Anton Corbijn
D'après l'Idée originale de Deborah Curtis
Avec Sam Riley (Ian Curtis), Samantha Morton (Deborah Curtis)
durée : 120 minutes
Sortie en salles le 26 septembre 2007
Le site officiel du film avec bande-annonce...
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Amélie Debray : bon pied, bon œil ...
«Pourquoi les pieds ? Le projet, au départ, était de travailler sur le corps et ce qu’il dévoile de notre personnalité. Avec le pied, j’avais la sensation d’une partie de nous très intime, mais tout de même montrable. Intime car on ne peut pas tellement tricher avec ses pieds» explique Amélie Debray. Il s'agit donc de voir des photographies de pieds en noir et blanc. Et pas n'importe lesquels car ils appartiennent à des personnalités dont le portrait - en pied - est situé a côté de chaque image. La scénographie a son importance dans cette exposition située chez le très beau fleuriste ADN végétal... Un parcours vous est proposé : il suffit de retirer ses chaussures, cela va de soi, et de parcourir l'exposition en marchant sur différentes matières. Tout marche au toucher, à la sensation... Et c'est très agréable !
Bref, il est heureux de voir des expositions originales de par leur thème et leurs mises en place. Le pied, en somme.
Jusqu'au 30 septembre
Galerie ADN
Téléphone 01 40 37 07 16
29, rue des Vinaigriers
75010 Paris
Ci-contre : © Amélie Debray
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Un homme perdu en salles
À la vue de l'affiche d' un Homme perdu, cette image un peu floue, un peu violente, n'est pas sans rappeler quelque chose. Normal, la photo est d'Antoine d'Agata. Et celui-ci, par sa vie et sa vision des choses, a également inspiré le scénario. Car, heureuse coïncidence, la réalisatrice Danielle Arbid a rencontré l'artiste lors de l'écriture de son film "Je lui posais des questions sur sa vie, la photo, les filles qu'il rencontrait au bout du monde. Il me répondait clairement, généreusement. Il n'a pas participé à l'écriture du scénario. Il parlait seulement, et moi j'écoutais. Pourtant Un homme perdu n'est pas un film sur sa vie. Thomas Koré n'est pas Antoine d'Agata."
Melvil Poupaud qui tient le rôle principal s'est aussi inspiré de la méthode de travail du photographe. Au final, le film qui raconte et à la fois une quête spirituelle et de rencontres âpres mais belles, est un splendide voyage, étonnant, détonnant et charnel. Un road movie cinématographique inattendu.
Un homme perdu Réalisé par Danielle Arbid, avec Melvil Poupaud, Alexander Siddig, Darina Al Joundi.
Durée : 1h37. Actuellement dans les salles.
© MK2 Diffusion
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Géant ! François Morellet au MAM.
Micro rétrospective pour le maître de la ligne géométrique, de sa répétition et de ses combinaisons. « Quand j'étais petit je ne faisais pas grand » ou comment, 55 ans après, Morellet revisite la contrainte.
Lignes brisées, répétées, superposées, colorées, ondulées, droites, torves, parallèles : on ne compte plus les contraintes que l’artiste possède à son arc.
Ici, il propose comme règle de réunir onze de ses peintures abstraites de petit format réalisées en 1952 et de les présenter avec leur réplique agrandie, dans une mise en scène qui révèle et dévoile, conçue par Didier Fiuza-Faustino et le Bureau de Mésarchitectures.
L’évidence la maîtrise originelle de son vocabulaire s’impose alors.
Blow-up 1952-2007, Quand j’étais petit je ne faisais pas grand
Musée d’Art moderne de la ville de Paris
11, avenue du Président-Wilson
75116 Paris
Jusqu’au16 septembre 2007
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Designing interactions
Plein de gens sont persuadés qu’on a inventé l’ampoule en voulant améliorer la bougie ; Plein de gens sont également persuadés que ce sont des informaticiens qui ont inventé l’ordinateur tel que nous le connaissons…
Dans le livre Designing interactions, Bill Moggridge choisi justement de nous raconter l’évolution de l’informatique, de la naissance du PC au design d’application, en nous faisant rencontrer des gens, d’horizons et de métiers différents, qui ont tous participé de façon singulière à cette évolution. L’ouvrage à le mérite d’être simple, d’aborder de façon concise plusieurs concepts phares, par le biais du travail de chacune des ces personnes. Le livre inclus un DVD sur lequel on peut visionner un entretien avec chaque personne rencontrée.
Première constatation : il est difficile d’attribuer l’invention de l’ordinateur à une seule personne, même si on attribue à certains la paternité de tel ou tel concept, on se rend bien compte que l’informatique est une savante addition de différentes inventions qui ont su se connecter. Il est évident que tout cela n’est pas non plus l’invention d’une seule entreprise, comme on nous le laisse croire de façon assez réductrice. Le concept de Dynabook d’Alan Kay a bien permis l’invention du PC mais il est aussi évident, qu’il ne l’a pas inventé seul : d’une part il travaillait avec une équipe, d’autre part ils ont implémenté les recherches et travaux antérieurs d’autres personnes sans lesquels rien n’aurait été possible.
La preuve en est qu’Alan Kay ne figure pas dans cet ouvrage (il n’est pas dans les personnes rencontré mais son travail est largement cité), et pourtant la liste est longue, on y retrouve plusieurs personnes telles que Douglas Engelbart, Bill Atkinson, Tim Mott, Larry Tesler, Paul Bradley et bien d’autres. On prend ainsi bien la mesure des différents métiers et cultures qui sont à l’origine de l’informatique, pas seulement des scientifiques, ingénieurs ou designers mais également beaucoup de sociologues, psychologues, ergonomes, artistes, etc.
Un autre intérêt de ce livre est d’utiliser de façon interactive l’intérêt du net en faisant référence à un site qui sert d’alter ego de façon dynamique au livre. Ainsi il est possible de consulter sur le net sa quasi-totalité, découpée en chapitres (dont des versions PDF intégrales sont téléchargeables) avec vidéo des entretiens présents sur le DVD.
Ce livre est donc consultable intégralement gratuitement sur le net. Il faut cependant avouer qu’à ce prix là, il serait idiot de se priver du confort de consultation de la version papier, relié cartonné, incluant le DVD, le tout de très bonne facture.
Designing interactions | Bill Moggridge | MIT press 766 p. couleurs + DVD | en anglais | ISBN-13 : 978-0-262-13474-3 | environ 25 €
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Total interaction, le design lié aux technologies informatiques
Quelles théories peuvent émerger de la confrontation du design, au sens traditionnel, avec les pratiques du design liées aux technologies informatiques ?
En s’entourant d’auteurs, acteur de l’industrie informatique, théoriciens du design, etc., l’ouvrage de Buurman tente de faire un tour de la question. Chaque intervenant aborde un des champs du design tel qu’on l’entend aujourd’hui dans le domaine des technologies informatiques : les notions de mémoire et enregistrement, d’invisible et de virtuel, des relations de perception entre le naturel et l’artificiel, mais aussi parfois de manière très pragmatique, par exemple, dans l’étude de l’apport d’une technologie comme Flash dans la pratique du design interactif.
L’ouvrage est de très bonne facture, son design est justement d’une sobriété adéquate, présentant même sous forme cartographique les différents thèmes de réflexions manipulés dans l’ouvrage : ainsi vous pourrez étudier visuellement le positionnement des auteurs intervenants, en relation avec les univers visuels, par les interfaces utilisateur graphiques ; univers scientifiques, avec les robots ; et univers pragmatiques par les interfaces utilisateur tangible (très en vogue avec les manette de jeux sensorielles ou les écrans tactiles).
L’auteur, dès la préface, pose les bases des notions de design, tant pour sa conception anglophone que pour la perception et l’usage de ce terme dans les pays non anglophone. Il est vrai que ce terme de design utilisé chez nous de façon très « légère » comme qualificatif est dans sa langue d’origine presque une théorie, un mode de conception en soi. L’ouvrage est assez exhaustif en faisant quelques rappels historiques afin de replacer les éléments dans leur contexte, il est clair, bien documenté mais reste tout de même ardu pour qui n’a pas l’habitude ou la pratique de ces disciplines.
Total interaction, theory and practice of a new paradigm for the design disciplines
Édité par Gerhard M. Buurman pour Birkhäuser, 366 p. couleurs | en anglais | ISBN-13 : 978-3764370763 | environ 50 €
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