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Expositions virtuelles concoctées par BulBe... Sujets divers Propos d'artistes
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Du Buzz sur les musées

Communication muséale et marketing. Voilà de quoi parle le blog Buzzeum, blog conçu et alimenté par Diane Drubay, étudiante en Master 2 «Économie -produits culturels» à la Sorbonne. Mazette.

Présenté comme cela, ce blog peut intimider... Et pourtant ! Vous feriez bien de le visiter de suite (c'est ici) tellement il est intéressant !

Facile à lire, avec des sujets originaux (forcément sur la communication muséale), ce blog parle pub et art. Alors forcément, on fait ici son buzz !

M.C.
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1+1=3 The Third Mind Ugo Rondinone

Avec cette carte blanche à Ugo Rondinone, Marc-Olivier Walher libère une nouvelle fois le principe d’exposition de son carcan de règles et offre une impressionnante plongée matérielle et sensible dans le cerveau de l’artiste.

Du cut-up de Burroughs et de Gysin naquit The Third Mind, livre expérimental inachevé et qui mettait en place cette méthode qui coupe et ré assemble des fragments – de phrases, d’images, de pensée – afin d’accueillir une troisième entité : laTroisième Pensée.
Ugo Rondinone applique cette formule au paysage artistique contemporain, s’emparant des références qui l’animent et assemblant ainsi les œuvres de 31 artistes, comme autant de matériau unique et fertile.
Une structure en réseau qui propose une pensée de la multiplicité et donne une nouvelle dimension sensible et matérielle des œuvres.
Et pour certaines pièces, l’équation alchimique est véritablement renversante : les objets-Croix de Carron, la toile de néons de Boyce et les peintures de DeFeo sont liés par un mouvement interne qui ouvre la voie à une prolifération multidirectionnelle et simultanée des sens. Idem pour le frottement aérien de la viande nervée incluse dans les fourreaux géométrique et transparents de Paul Thek avec les œuvres géométriques d’Emma Kunz la Guérisseuse.

Ce morcellement de l'unité artistique par découpage, pliage et collage des plis du cerveau de Rondinone surprend par l’ampleur de ces découvertes : l’espace central du Palais résonne de l’instabilité des éléments de Ronald Bladen comme espionnés par la série de « têtes » de Nancy Grossman en but aux messages rhétoriques de Cady Noland filtrés par The Cathedral Evening du même Bladen.

L’exploration de cette exposition discontinue forme un tout qui prend lentement place au creux de notre propre cerveau : the third mind vient de s’opérer.


Jusqu’au 3 janvier 2008
Palais de Tokyo
13, avenue du Président-Wilson
75116 Paris

P.LQ.
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Ultralab / L’Île de Paradis 1.15 / au Jeu de Paume

Outre la saisissante Epopée photographique, grande rétrospective Edward Steichen qui se tient au rez-de-chaussée et au 1er étage du Jeu de Paume, les œuvres du mystérieux groupe d’artistes Ultralab investissent le lieu avec leur nouvelle version de L’Île de Paradis. On ne peut guère ne pas les voir, puisqu’elles s’infiltrent dans toutes les salles du musée, et font même intrusion parmi les œuvres de Steichen… Il s’agit en fait de s’emparer du Jeu de Paume et de le transformer en un vaste jeu virtuel, selon un dispositif multimédia original.
À travers des fresques ultrakitch de soleils couchant aux palmiers, des vidéos et des parcours virtuels 3D, on est amené à méditer sur notre production stéréotypée « d’utopies insulaires » et sur nos fantasmes d’îlots paradisiaques. Une réflexion écologique accompagne la démarche de ces artistes qui cherchent une forme inédite d’autonome artistiques, économique et politique, et qui travaillent à la frontière de l’art, de la science et de la communication.

Jeu de Paume
1, place de la Concorde, 75008
01 47 03 12 50
Jusqu’au 30 décembre 2007

V.C.
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Les Rencontres photographiques du 10e, deuxième !

Les Rencontres Photographiques du 10e avaient débuté une première édition prometteuse il y a deux ans. Voici à partir de maintenant une deuxième édition de toute beauté.
Plus de 50 lieux partenaires (cafés, librairies, lieux insolites et galeries) du 10e arrondissement participent à l'opération cette année où exposent des artistes tels que Fred Lebain (chez Canal Pictures and Art) ou Edouard Levé (chez Philippe Chaume) et bien d'autres encore...

Ces Rencontres photo comprennent aussi une exposition collective dans le hall de la mairie du 10e sous le commissariat de Arno Gisinger et Etienne Hatt. Ceux-ci expliquent : «Notre choix des lauréats fut guidé par trois principes : tout d’abord, rendre compte de la diversité de la photographie dans le 10e arrondissement ; ensuite, composer une exposition collective cohérente et éviter la juxtaposition de plusieurs expositions personnelles ; surtout, saluer les travaux les plus maîtrisés tout en donnant une réelle place à de jeunes talents qui se cherchent encore.» De même, des installations et diaporamas se tiendront dans la mairie ainsi que dans la bibliothèque Chateau d'Eau.

Cette manifestation permet à des photographes de talent de se réunir et d'exposer dans toutes sortes de lieux du 10e parce que « notre ligne est de soutenir des photographes peu connus et de les exposer, on n’a jamais cherché à exposer un photographe connu, on privilégie plutôt les gens issus des festivals off. Il ne s’agit pas de l’amateur mais plutôt du photographe talentueux qui n’est forcément connu et qui exerce une certaine indépendance » explique Florence Monod, responsable de la bibliothèque Château d'Eau. À cela s'ajoutent des manifestations dont le calendrier est ci-dessous.

Sur ce, bonnes Rencontres et cela jusqu'au 30 novembre prochain !

Samedi 20 octobre après-midi
Parcours dans quelques lieux du 10e participant aux Rencontres Photo en présence des artistes (sur inscription uniquement)

Jeudi 25 octobre à 18h30
Conférence sur la Photographie Africaine en compagnie de Afrique In Visu.

Jeudi 8 novembre à 19h
Conférence : le collectif de photographes : où en est-on ? en partenariat avec l'école EMI CFD.

Jeudi 15 novembre à 19h
Rencontre des lauréats de l'exposition collective et des photographes exposant dans les lieux du 10e avec le public.

Mardi 20 novembre à 19h
Conférence "Politiques de la photographie du corps" avec François Soulages, Catherine Couanet et Marc Tamisier

© Crédit images ci-contre :
Florence Wetzel / Baptiste de Ville d'Avray / Marion Roux

Le site officiel des Rencontres Photo du 10e

S.D.
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Conférences sur l'art contemporain en seine saint denis

Depuis quelques années déjà, le conseil général de la Seine-Saint-Denis organise une série de conférences intitulées J'ai rendez-vous avec l'art, souvent mensuelles, dans quelques villes clef du département (Montreuil, Pantin, Saint-Denis et bien d'autres...).
L'expérience se poursuit cette année avec deux cycles, l'un sur l'art contemporain et l'autre sur la photographie. Des thèmes touchant au design, des relations de l'art avec l'Afrique, la photographie d'architecture ou une séance sur Robert Franck sont au programme. L'une des conférence est aussi consacrée à la rencontre avec un artiste dans chaque cycle.

Ces conférences sont de qualité, richement illustrées et le plus souvent en rapport avec l'actualité artistique. il serait dommage de s'en priver...

Programme complet de J'ai rendez-vous avec l'art

J-L. M.
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Les souvenirs photographiques de Christian Caujolle

Les éditions Actes Sud publient deux tomes de Christian Caujolle, directeur de la Galerie Vu, grand passionné de la photographie. Le tome 1, intitulé Histoires, regroupe quelques nouvelles ayant la photographie en toile de fond. Le second, Souvenirs, celui qui nous intéresse davantage, rassemble quelques souvenirs, anecdotes et réflexions sur son passé dans le monde la photographie à l'aide d'une image emblématique à chaque début de chapitre. Sa grande contribution à Libé avec les feuilletons de Raymond Depardon et Sophie Calle par exemple. Ses rencontres avec Gisèle Freund, Cartier-Bresson ou Bernard Faucon etc etc.

À travers ce recueil, on découvre un homme érudit, passionné, en permanence à la recherche d'un tirage de collection, d'un cliché coup de cœur ou d'un jeune photographe plein d'avenir... Les quêtes et histoires de Christian Caujolle sont à la fois touchantes, parfois drôles et témoignent d'une époque où la photographie prenait son envol dans le monde de l'art...

Il fut un temps: Souvenirs (tome 2) et Histoires(tome 1)
Actes Sud
25 euros et 19 euros

S.D.
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Anton Corbijn fait actuellement son cinéma...

On avait un peu peur, c’était là un grand défi mais il l’a fait. Et bien. Anton Corbijn - connu pour son travail en noir et blanc pour les pochettes et clips de Depeche Mode et autres artistes - sort son premier film Control.
Dans un noir et blanc forcément splendide ce film relate la vie de Ian Curtis, leader charismatique du groupe Joy Division. « Pour moi, on se souvient de l'époque de Joy Division en noir et blanc, il était normal de faire le film ainsi » admet le réalisateur qui a cotoyé et tiré le portrait du groupe. Beaucoup plus qu'un film juxtaposant une suite de photographies et qui en ferait un objet poseur sur un chanteur, c'est surtout l'occasion pour Corbijn d'aborder un destin et une personnalité hors norme, celui d'un jeune homme à la vie à la fois ordinaire, car marié et père de famille, qui cadre mal avec le rythme du rock and roll.
Un destin tragique – Curtis s’est pendu à l’âge de 23 ans – qui a le mérite de nous replonger, l’air de rien, dans une époque fièvreuse et dans un contexte social de l’Angleterre sous Tatcher. Et la prestation toute en nuances du jeune acteur principal, Sam Riley, n’est pas étrangère à la réussite de Control.

Control d'Anton Corbijn
D'après l'Idée originale de Deborah Curtis
Avec Sam Riley (Ian Curtis), Samantha Morton (Deborah Curtis)
durée : 120 minutes
Sortie en salles le 26 septembre 2007


Le site officiel du film avec bande-annonce...

A.D.
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Amélie Debray : bon pied, bon œil ...

«Pourquoi les pieds ? Le projet, au départ, était de travailler sur le corps et ce qu’il dévoile de notre personnalité. Avec le pied, j’avais la sensation d’une partie de nous très intime, mais tout de même montrable. Intime car on ne peut pas tellement tricher avec ses pieds» explique Amélie Debray. Il s'agit donc de voir des photographies de pieds en noir et blanc. Et pas n'importe lesquels car ils appartiennent à des personnalités dont le portrait - en pied - est situé a côté de chaque image.
La scénographie a son importance dans cette exposition située chez le très beau fleuriste ADN végétal... Un parcours vous est proposé : il suffit de retirer ses chaussures, cela va de soi, et de parcourir l'exposition en marchant sur différentes matières. Tout marche au toucher, à la sensation... Et c'est très agréable !
Bref, il est heureux de voir des expositions originales de par leur thème et leurs mises en place. Le pied, en somme.

Jusqu'au 30 septembre
Galerie ADN
Téléphone 01 40 37 07 16
29, rue des Vinaigriers 75010 Paris
Ci-contre : © Amélie Debray

S.D.
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Un homme perdu en salles

À la vue de l'affiche d' un Homme perdu, cette image un peu floue, un peu violente, n'est pas sans rappeler quelque chose. Normal, la photo est d'Antoine d'Agata. Et celui-ci, par sa vie et sa vision des choses, a également inspiré le scénario. Car, heureuse coïncidence, la réalisatrice Danielle Arbid a rencontré l'artiste lors de l'écriture de son film "Je lui posais des questions sur sa vie, la photo, les filles qu'il rencontrait au bout du monde. Il me répondait clairement, généreusement. Il n'a pas participé à l'écriture du scénario. Il parlait seulement, et moi j'écoutais. Pourtant Un homme perdu n'est pas un film sur sa vie. Thomas Koré n'est pas Antoine d'Agata."
Melvil Poupaud qui tient le rôle principal s'est aussi inspiré de la méthode de travail du photographe. Au final, le film qui raconte et à la fois une quête spirituelle et de rencontres âpres mais belles, est un splendide voyage, étonnant, détonnant et charnel. Un road movie cinématographique inattendu.

Un homme perdu Réalisé par Danielle Arbid, avec Melvil Poupaud, Alexander Siddig, Darina Al Joundi.
Durée : 1h37. Actuellement dans les salles.

© MK2 Diffusion

S.D.
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