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Expositions virtuelles concoctées par BulBe... Sujets divers Propos d'artistes
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En plein cœur. LOVE HURTS, Olivier Person à la galerie Keller

Olivier Person vise fort et juste. LOVE HURTS, sa nouvelle série de peintures et de sérigraphies, conjugue des images et des concepts paradoxaux.
L’amour blesse et, sur les cibles ardentes qui rayonnent au cœur des œuvres, des enfants jouent innocemment aux cow-boys et aux indiens, saint Sébastien éternise son esthétique martyr, des animaux sauvages précipitent leur course vers une mort certaine.
Dompté par les cercles concentriques des cibles, l’œil revient invariablement au centre des œuvres, là où le danger affleure, où une main invisible, une arme dissimulée, bientôt fera feu et déchiquettera le geste d’amour.
Les grands formats amplifient la sourde menace, les aplats de couleurs vives tranchent avec un fond narratif vibrant d’un cri poétique suspendu.

Jusqu’au 6 janvier 2008
Galerie Keller
13, rue Keller
75011 Paris
01 43 57 72 49

P.LQ.
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Le passage du temps de la Fondation Pinault

Attention, qui dit dit collection de la Fondation Pinault dit collection de poids. Riche idée que d'avoir réuni quelques (belles) pièces dans cet endroit rescapé de Lille 2004 qu'est le Tri Postal. Vaste lieu où Pinault a pu placer sa grande collection tout à loisir.

L'exposition est segmentée par thématique : "les années 70", "histoires de cinéma", "et si on jouait..." etc. Ne cherchez plus, tous les plus grands artistes contemporains y sont, Cindy Sherman, Dan Flavin, Bill Viola, Pierre et Gilles et j'en passe. On peut saluer la part belle à la vidéo, secteur en voie d'explosion dans l'art moderne. Saluons deux belles pièces en référence au 7ème Art : Through a Looking Glass une installation en miroir de la fameuse scène de De Niro dans "Taxi Driver" par Douglas Gordon (1999), et L'Ellipse la reconstitution d'une ellipse dans "L'ami américain" de Wim Wenders avec même acteur et même lieu par Pierre Huyghe (1998).
Mais des suprises pertinentes, il y en a plein d'autres et elles sont sur votre parcours parsemés d'innocents petits chats lapant leur lait jusqu'à... Vous l'avez compris : à ne pas manquer !

Jusqu'au 6 janvier 2008
Au Tri Postal
105 centre Euralille
Lille
Entrée : 6 euros
Site officiel de Lille 3000

Ci-contre : Gilbert et George, Cry, 1984

J-L. M.
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Les lauréats du Photographic Portrait Prize à la National Portrait Gallery

Comme chaque année, la prestigieuse National Portrait Gallery réalise une exposition avec les photographes lauréats du Photographic Portrait Prize. S'y distingue l'hétérogénéité des portraits, des plus douceureux tels ceux de Corrina Adams, dans la lignée de Diane Arbus par Richard Ansett ou encore digne d'une toile de la Renaissance : Ivor Pricket.
Dans l'ensemble, c'est peut-être cette hétégénéité qui dérange quelque peu car le niveau se révèle inégal. Quelques portraits s'avèrent un peu faibles dans leur composition ou dans le choix du sujet. Mais on trouve aussi dans cette sélection quelques pépites. La photo contemporaine est assez bien représentée. Et pratiquement tous ces portraits ont un point commun, chaque sujet dégage une force et une indépendance assez remarquable. Peut-être un signe de l'air du temps...

Jusqu'au 24 février 2008 à la National Portrait Gallery
St Martin's Place
Londres
Prix de l'entrée : 1 pound

Pour plus de renseignements sur la Portrait Gallery
Ci-contre Sophia by © Billy & Hells

S.D.
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Paris-Photo 2007 : Y’en a pour tous les goûts !

Eh oui, comme chaque année, Paris-Photo est le grand rendez-vous mondial des galeries de photos, au Carrousel du Louvre. En dix ans d’existence, Paris-Photo s’est affirmé comme la première foire de la photographie au monde. On retrouvera cette année 104 exposants (83 galeries et 21 éditeurs), provenants de 17 pays. L’Italie est l’invité d’honneur.

De la photographie ancienne à la découverte de jeunes talents (prix BMW, expo SFR) en passant par la photographie moderne et les contemporains confirmés, tous les styles sont représentés, et toutes les tendances.

Tous les goûts, également, du plus mauvais au meilleur. Il faut reconnaître que l’on passe une grande partie de la visite à fuir tel ou tel type de photo, vu, revu, et finalement trop vu. Non pas les grands classiques et les pionniers, que l’on a plaisir à redécouvrir - encore qu’il y a parfois de la complaisance et du fétichisme malsain à exposer les clichés les plus insignifiants des photographes canonisés. Non, l’ennui vient plutôt de l’inspiration stéréotypée d’une grande partie des photographes contemporains, qui n’en finissent plus d’érotiser les corps, de montrer la misère du monde, ou de se s’essayer à l’art abstrait, sans véritable génie. L’expo SFR « Jeunes talents », également, nous laisse sur notre faim : on n’y trouve rien de très original.

Certaines galeries, en revanche, se démarquent par la grande qualité des artistes présentés. Ainsi, la galerie hollandaise Flatland, qui expose Erwin Olaf, Ruud van Hempel et Cornélie Tollens. Ces trois artistes, qui se partagent les trois murs, ne laisseront pas indifférents. La qualité plastique des œuvres et leur puissance évocatrice captivent le passant, tantôt renvoyé à des scènes pathétiques et figées de la vie quotidienne, tantôt porté par un érotisme désabusé et malsain.

On retiendra aussi la galerie Erick Franck Fine Art, de Londres, qui présente notamment les œuvres saisissantes de Julia Fullerton-Batten (une singulière chasse aux papillons organisée par des jeunes filles en robe blanche). La galerie Michael Hoppen, de Londres également, a comme chaque année une remarquable sélection ; cette année, Jeff Bark fait la forte impression, et fait suite aux œuvres de Désirée Dolron exposées en 2006.


Paris-Photo, du 15 au 18 novembre
Au Carrousel du Louvre, à Paris.
01 47 56 65 03

V.C.
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Chez Lambert, le fait divers devient prétexte à exposition

19 juillet 2007. Rindy Sam embrasse une toile de Cy Towbly exposée à la Collection Lambert, à Avignon. Son rouge à lèvres entache le blanc de la peinture. Scandale dans les milieux artistiques qui s'indignent de ce geste spontanément déplacé. Procès. Condamnation (1500 euros d'amende et 100 heures de travaux d'intérêt général).

La Collection Lambert bouscule sa programmation de rentrée pour rebondir sur cette affaire et propose une exposition ironiquement appelée «J'embrasse pas».
Des œuvres de Duchamp (bien sûr !...), Jana Sterbak, Delphine Kreuter, Barbara Kruger, Eva et Adèle et d'autres prennent place jusqu'au 13 janvier dans le lieu du crime, inspirées ou en relation avec le forfait. Malin non ?


J'embrasse pas
Collection Lambert 5, rue Violette - Avignon
Exposition du 28 octobre 2007 au 13 janvier 2008

Photo ci-contre : Delphine Kreuter, Le rouge à lèvres, 2000, courtesy de l’artiste

M.C.
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Les bibliothèques de Fred Lebain

Accumuler les livres, c'est bien mais les regarde-t-on encore chaque jour ? Quelle utilité ont-ils dans la bibliothèque ? Décoration ou lecture ? C'est à ces questions que Fred Lebain, photographe facétieux et habitué des pages de BulBe s'est appliqué à illustrer. Ainsi, il a photographié plusieurs bibliothèques de particuliers mais en remplaçant leur contenu par des panneaux de bois. L'effet est trompeur car la bibliothèque n'en demeure que légèrement transfigurée et en devient, ironiquement, un objet de pure décoration.

Cet effet trompe-l'oeil est renforcé par le support en plexis des photos tel un glaçage d'un gâteau parfait mais irréel. Lebain a poussé le jeu plus loin en photographiant les étagères du fonds de livres photographiques de la bibliothèque Chateau d'Eau. L'exposition commence à cet endroit par une installation de grand format et se poursuit dans l'atmosphère plaisante, aux allures d' "en Aparte" de la galerie-brocante Canal Pictures and Art, à quelques rues de là...


Dans le cadre des Les Rencontres Photo du 10e

Fred Lebain - Métaphores photographiques
Du 06/11 au 30/11 chez Canal Pictures & Art
4, impasse Chausson - 08 75 56 74 46.
Du mardi au samedi de 14h30 à 19h30 M° Colonel Fabien

Fred Lebain - Une métaphore photographique
Jusqu'au 30/11
à la Bibliothèque Château d'Eau (Mairie du 10e, 4ème étage)
72, rue du Fg Saint Martin - 01.53.72.10.00
Mardi de 10h à 19h, mercredi de 10h à 18h, jeudi de 14h à 19h, vendredi de 10h à 19h & le samedi de 9h30 à 12h30
M° Château d'Eau

J-L. M.
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La Jeune création à la Bellevilloise

Une soixantaine de jeunes artistes, français et étrangers, sélectionnés par un jury constitué de personnalités du monde de l’art (galeristes, critiques, éditeurs, revuiste, etc.), sont à découvrir dans l’espace La Bellevilloise jusqu'au 11 novembre. Soutenue par des institutions publiques, Jeune création invite à la découverte des jeunes artistes « les plus enthousiasmants du moment », dans les domaines de la peinture, sculpture, photographie, vidéo et installation.

L'enthousiasme est effectivement au rendez-vous devant certaines créations originales, tant par la réflexion qu’elles instaurent que par la réalisation plastique. On retiendra tout particulièrement le travail de Beat Lippert, dont les œuvres donnent beaucoup à penser (le particulier, le général, le commun, le quelconque, l’identité…), ou de Cécile Belmont, qui utilise le mur d’exposition comme un immense vide blanc sur lequel des petits bateaux flottent et se perdent dans un horizon imaginaire.

La vidéaste Linda Suthiry Suk met en scène une sorte de tempête dans un verre d’eau, à la grande puissance symbolique et évocatrice (photo ci-contre). Deux peintures magnifiques et angoissantes de Zijian Sha représentent un homme et une femme perdus dans une forêt menaçante. On appréciera aussi le travail réflexif et plein d’humour de Johanna Blin qui, sur des pseudo-cahiers d’écoliers, commente les mécanismes du monde l’art et de la reconnaissance artistique.

Bref, si l’on passe assez vite sur certaines œuvres, moins réussies et plutôt encombrantes, cette sélection est belle et a de quoi remonter le moral des sceptiques et des critiques de la production contemporaine.

Jeune création
La Bellevilloise, 19-21, rue Boyer, Paris 20e.
Du 2 au 11 novembre 2007. Entrée 3€
01 42 54 76 36

V.C.
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Greetings from Hotel Everland du Palais de Tokyo

Welcome to the Everland Hotel ! Cet hôtel itinérant est conçu par le couple d'artistes suisses L/B (Sabina Lang et Daniel Baumann).

Pour son séjour à Paris, la caisse hôtelière se loge sur le toit du Palais de Tokyo jusqu'en décembre 2008, avec une vue imprenable sur la tour Eiffel.
Prix de l'unique nuit que vous pourrez y passer ? 333 ou 444 euros, cela dépend du jour de la semaine.
Services compris : «le minibar est garni et gratuit, il y a un tourne-disque avec une collection de vinyles de choix, le petit-déjeuner est servi dans la chambre et pour finir, il est même possible de subtiliser les serviettes de bain brodées».
Cela vous fait rêver ? Eh bien réservez de suite. Il vous faudra user de dextérité et persévérance pour y arriver et devenir ainsi, le temps d'une nuit, vous-même une oeuvre d'art...

Après, le tout est de se demander s'il ne vaut pas mieux réserver dans un grand hôtel à proximité. Mais ça, c'est à vous de voir.

M.C.
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La légendaire série de Larry Clark à la MEP

On ne compte même plus le nombre d'artistes qui ont été influencés par la série de photographies de Larry Clark, à présent davantage connu comme cinéaste, Tulsa. Cette série, réalisée entre 1963 et 1971 est le fruit d'un long travail sur le milieu de junkies à Tulsa, Oklahoma, et est désormais visible dans les murs de la Maison Européene de la Photographie.
S'y croisent les thématiques du sexe, de la violence, de la déchéance chez une jeunesse pourtant en pleine éclosion.

Que s'est-il passé à Tulsa ? Pourquoi cet homme avec son arme, visant un individu hors-cadre ? Pourquoi cette tension, amplifiée par le noir et blanc, de ces jeunes couples accrocs à leurs seringues ? Parce que c'est le bout du monde, parce que les gens, les jeunes, s'enterrent vivants et qu'ils espèrent vibrer par les drogues et la violence. Un reportage des années 70 évidemment pas si démodé que cela. De même pour les images qui n'ont rien perdu de leur force, de leur signification et qui comprennent dejà un aspect cinématographique à venir. A voir absolument.

Jusqu'au 6 janvier 2008
Maison Européenne de la Photographie
4 rue de Fourcy
75003 Paris

S.D.
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