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Ateliers ouverts au Père Lachaise
Comme chaque année, fin avril début mai, les artistes du Père Lachaise (Paris XXe) ouvrent leur atelier et présentent leurs œuvres au public.
Soixante-neuf artistes, toutes disciplines confondues (peintres, sculpteurs…), accueillent pendant quatre jours les amateurs d’art contemporain.
Parmi d’autres, on vous conseille vivement de visiter l’atelier de Emmanuel Rioufol (27, rue Terre-Neuve). N’hésitez pas aussi à entrer au hasard dans les ateliers. Les talents sont à découvrir !
Du samedi 1 au lundi 3 mai de 14h à 20h
Points d’information :
20e Art - 46, rue des Vignoles
Alexis 20e - 21, rue de Bagnolet
Equipages - 61, rue de Bagnolet
Métro Alexandre Dumas
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Hôtel Reliance : des artistes et un lieu
Voici une exposition où le lien le plus fort entre les œuvres semble
simplement d'être là, ensemble.
Côté vidéo, le sitcom de Bad Beuys Entertainment est à voir, et à
entendre. Prenez aussi le temps de rester devant la poétique projection
de Marie Reinert : un escalier se retrouve comme une illustration des
asynchronies entre ceux qui ne vont nulle part - ou qui n'ont nulle
part ou aller ? - et ceux qui ne font que passer dans l'espace urbain.
On trouvera aussi plusieurs œuvres de l'ordre de la sculpture, avec des
approches minimalistes. Les néons de Thomas Lannes , par exemple, semblent
un hommage direct aux maîtres de la deuxième moitié du XXe siècle :
quatre paires de néons, deux miroirs, un cadre noir. Un petit jeu
d'illusion.
Avec deux kilomètres de feuilles d'aluminium, les huttes de Cyril Dietrich sont un appel à ramper pour entrer se réfugier dans la
grande hutte principale. La nécessaire dégradation de l'œuvre apporte
une touche légèreté : ceci n'est pas fait pour durer.
Pas fait pour durer non plus, et à ne pas manquer, le finissage
dimanche 2 mai : Vincent Ganivet lancera sa Domino Cascade où les
dominos sont des dizaines de parpaings, qu'il aura mis en place à
partir du 1er mai. Du fracas en perspective.
Hotel Reliance
Du 3 avril au 2 mai 2004
Tous les jours de 12h à 19h sauf jours fériés.
Entrée libre.
À Mains d'Œuvres
1, rue Charles-Garnier
93400 Saint-Ouen
M° Porte de Clignancourt ou Garibaldi
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Un prix pour soutenir les projets et réalisations en édition électronique
La première édition du Prix Michel Colonna d'Istria vient d'être lancée. Organisé par le Geste (groupement des éditeurs de services en ligne), ce concours vise à encourager et soutenir les projets et réalisations en édition électronique.
Ainsi, que vous soyez étudiants, professionnels ou particuliers, vous avez jusqu'au 30 avril 2004 pour proposer votre candidature. Pour peu que votre projet respecte certaines valeurs (la liberté d'informer, l'indépendance éditoriale, la solidarité sociale et la défense de la langue française) et qu'il soit désigné gagnant par le jury, vous empocherez alors la somme de 6 000 euros et bénéficierez de soutiens promotionnels.
Pour tous renseignements (adresse, réglement et dossier de candidature) : www.geste.fr
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L’A.R.C. sort de ses murs avec Anri Sala
À ceux qui aiment se laisser emporter dans des univers, Anri Sala en propose cinq ; cinq vidéos, diffusées au Couvent des Cordeliers jusqu’au 16 mai 2004 pour l’exposition « Entre chien et loup », dont deux totalement inédites. Cinq fois 8 à 15 minutes environ de scènes dont le lien est essentiellement une recherche sur la lumière et le son.
Tantôt naturel (l’océan, la pluie, la voix), tantôt fabriqué (la musique, les bruits de la ville), ou même les deux mélangés (dans Mixed Behaviour), le son est utilisé par cet artiste alban comme un réel créateur d’ambiance, en détournant parfois ses fonctions premières : dans Lakkat , des mots en langue wolof répétés sans cesse perdent à force leur nature linguistique et deviennent musique. La lumière, elle, est toujours artificielle et utilisée pour révéler une obscurité. Cette atmosphère mystérieuse, entre chien et loup justement, se perpétue dans la mise en exposition : le lieu religieux est modelé (de grandes cloisons sombres, la moitié des baies vitrées couvertes) en vue de ne pas perturber l’ambiance.
On ressort de là comme d’une chambre noire donc, qui nous aurait fait voir un monde par la lentille d’Anri Sala.
Anri Sala, Entre chien et loup, jusqu’au 16 mai 2004
Couvent des Cordeliers (« ARC/MAM sort de ses murs »)
15, rue de l’Ecole-de-Médecine
75006 Paris / métro Odéon
Ouvert tous les jours de 12h à 20h sauf le lundi
Dans le cadre de l’exposition, deux rencontres sont prévues :
- 27 avril : rencontre entre Anri Sala et Casten Höller
- 4 mai : rencontre avec le philosophe Bruno Latour
Entrée libre / informations et réservations au 01 53 67 40 83.
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Pénétrez dans le village d'Azthath créé par Azak
Parmi les sites peu banals du Web, l'étrange site d'Azak se tient en bonne place. Ambitieux, original et très bien réalisé, il promet une immersion dans un monde bien particulier : le village d'Azthath.
Azak, illustrateur autodidacte de 25 ans, dessine depuis toujours. Sa maîtrise des outils informatiques lui permet de montrer ses images et de créer un village interactif où l'internaute peut se déplacer à sa guise.
Largement inspiré par les lectures de Lovecraft, Kafka ou encore de Gogol, Azak construit petit à petit un univers personnel. Il raconte : « Pour ce qui est de l'inspiration, cela vient du fait que, petit, j'étais souvent très malade et faisais de nombreux cauchemars dus à la fièvre qui, avec les médicaments, a créé "un choc artistique". Cela m'a ouvert les yeux dès tout petit. J'ai compris alors que chaque personne vit dans des dimensions différentes et c'est ce "cadavre-exquis" d'émotions, de sensations, qui sont à la base de mon art. De plus, j'ai été confronté en même temps à la mort, qui est devenue omniprésente, ce qui a renforcé et concrétisé ce choc. »
Certaines parties du site ne fonctionnent pas encore mais, si vous lui envoyez quelques encouragements, Azak devrait remédier à cela. « J'aimerai en faire un grand projet (une histoire à la première personne, complètement interactive avec beaucoup de scènes différentes et plein d'autres choses...). »
On attend donc avec impatience le développement de ce site prometteur.
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Une < Pause > pour de l'art sur le Web
Après l'Oboro, centre d'art spécialisé dans les nouveaux médias, de Montréal, l'exposition < Pause > fait son lancement ce soir, mercredi 21 avril, à Toronto.
Organisée par Mobilegaze, l'exposition se visite également - et surtout - sur Internet puisqu'il s'agit d'oeuvres d'art Web sur le thème, comme le titre l'indique, de la pause. Comprenez la pause dans un temps donné. Parmi les artistes à l'honneur, citons Reynald Drouhin et Émilie Pitoiset (également rédactrice pour BulBe !), Grégory Chatonsky, Yan Breuleux...
À voir en ligne sur Mobilegaze.
Mercredi 21 avril, 19 heures
InterAccess Electronic Media Arts Centre
401 Richmond Street West, Suite 448
Toronto, Canada
Interaccess.org
Illustration ci-contre : Dataraw de Reynald Drouhin et Émilie Pitoiset
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The Brown Bunny, une vidéo art ?...
... telle est la question que l'on pourrait se poser à la vision du dernier film du charismatique Vincent Gallo. Un film indépendant au possible dans le sens non commercial du terme. Peu de dialogues, de longs plans magnifiques sur le désert américain, des images frôlant l'abstraction qui ne sont pas sans rappeler une certaine photographie contemporaine. Un film certes jusqu'au-boutiste que Gallo l'artiste maudit défend crânement, d'ailleurs tout ceci n'est pas sans lien avec des vidéos d'artistes tels qu'Andy Warhol ou Paul Morrisey, Vincent Gallo en est leur digne descendant... Donc, n'écoutez pas les critiques jugeant le film trop nombriliste, et allez le voir, c'est un régal.
The Brown Bunny
De et avec Vincent Gallo
Et avec également Chloé Sévigny...
1h30
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Que serait le monde sans la pub ?
Le discours anti-pub, en mal de communication, cherche malgré tout à faire passer l’info.
Deux évènements médiatiques ont attiré notre attention cette semaine. Dans Télérama, tout d’abord, où la rubrique Signes du temps/débat revient sur la capacité de la pub à réussir là où nous avons tous échoué : construire un langage commun international. C’est vrai… Mais ce qui nous ennuie, c’est que cette universalité du langage s’accompagne d’une pauvreté du discours. L’article de Luc Desbenoît le souligne : « elle [la pub] le neutralise et le met à son service » (lire en fait ici : au service de la prospérité de l’annonceur). Car c’est bien de « discours » qu’il s’agit. Vous êtes fatigué de la pauvreté des visuels ? Mais le visuel n’est là que pour « habiller » un message déjà pauvre. Et lorsque l’image n’est qu’un simple « habillage », pourquoi vouloir en plus qu’elle soit intrinsèquement chargée d’émotion ?
« Encore un article anti-pub !... » Va-t-on s’écrier ici et là chez ceux que ça arrangerait bien que le débat lasse. Mais cet article a le mérite de justifier cette désaffection pour la publicité en rappelant que nous sommes passés de la « réclame » au « marketing » (remarquez au passage la forme progressive, soulignant bien le caractère de sophistication). Dans ce processus, l’adhésion du consommateur est devenu un principe vital pour les annonceurs, à n’importe quel prix. Quitte à vider leur discours de toute idéologie, ou préoccupation civique…
L’autre événement était télévisuel. Hasard ou pas, le thème d’Arrêt sur image sur France 5 était « Les anti-pubs, récupérés par la pub ? » Ce n’est pas la première fois (mais comme on est fidèle de l’émission, qu’on apprécie, on ne leur en voudra pas), le débat qui a suivi la question est resté plutôt flou. L'émission s'est focalisée sur la légitimité des actions anti-pub alors qu’ils ne sont que le symptôme du malaise.
Le débat aurait pu nécessiter d'inviter des gens de communication (ils ne travaillent pas tous dans des agences de pub…), des graphistes (rappelons qu’être graphiste ce n’est pas seulement « faire bouger des zolis trucs en Flash » ou « faire des zolies illustrations », mais aussi se poser la question de leur sens et de leur portée, cf dossier S’engager), etc.
Cela aurait permis de recentrer la discussion sur la nature omnivore de la publicité et ses conséquences sur notre conscience collective.
Non, au lieu de ça, un alter mondialiste archétypal a tenté de se justifier face à un publicitaire et des journalistes rompus à l’exercice. Information intéressante toutefois : l’annonce par l’ancien rédacteur en chef de l’émission Culture Pub du possible arrêt de celle-ci par M6. Compréhensible, sur une chaîne financée par la publicité, la critique de la publicité peut générer un conflit d’intérêt.
Pourtant, Culture Pub étant produite par CBNews, revue centrale du business publicitaire en France, on peut aussi se demander si cette mise au placard n’est pas non plus un moyen de se faire discret sur le rapport culture et pub. Des fois que le caractère vorace du second sur le premier n’apparaisse que plus réel, cela justifierait le ras-le-bol général… et mettrait à mal le business de tout ce petit monde. Mais là, on fait de la paranoïa.
Télérama n° 2831, du mercredi 14 avril 2004, P. 31
Arrêt sur image du dimanche 18 avril. Vous pouvez revoir l’émission sur le site de France 5.
Illustration ci-contre : ©Christian Porri
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Quel luxe que passer son dimanche matin devant la télé !
Que faire le dimanche matin, histoire de se cultiver sans trop se fatiguer ? Regarder les programmes de France 5 pardi !
Pour commencer, ce dimanche 18 avril 2004, dès 7 heures du matin (gloups...), petit déjeuner au lit en regardant un documentaire sur La Guerre d'Espagne dans les actualités Pathé. Il faudra se lever très tôt pour aller chercher les croissants ! Qui est volontaire ? Pas le temps de souffler, il va falloir enchaîner avec Alexandre Dumas ou l'appétit de la vie (7h55). Pour ceux que seule la peinture intéresse, la journée pourra débuter à 8h50 avec un documentaire sur Ingres suivi d'un autre sur Antoni Tapiès (c'est déjà plus raisonnable pour les croissants). 10h15 est l'heure du très consensuel magazine Ubik. À la rigueur, on pourra le zapper. Le magazine Arrêt sur images, à 12h35 (juste après Le Bateau livre et l'émission du gastronomique Petitrenaud), clôturera cette matinée intellectuelle. Plus d'excuse, le dimanche matin, sur France 5, on cogite en douceur !
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