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Panorama spectaculaire au Fresnoy
Décidément, le Nord va fort. Après les séries d'expositions Lille 2004, c'est au tour du Fresnoy - haut lieu de l'enseignement et d'exposition de l'art contemporain high tech - de proposer son exposition annuelle intitulée cette année : « Jamais Vu, Panorama ». De quoi s'agit-il ? De travaux vidéo d'artistes plus ou moins confirmés, c'est-à-dire d'élèves de l'école et de grandes figures du vidéo art tel que Gary Hill. Un savoureux mélange, donc, des objets de curiosité tout à fait excitants classés par thèmes intriguants : autonomie, spectre, instabilité... Bien plus que de simples travaux d'élèves !
À noter que le site du Fresnoy où sont présentés tous ces travaux vaut largement le détour, pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer jusqu'à Tourcoing.
Panorama, du jamais vu
Jusqu'au 6 juillet prochain
Le Fresnoy
22, rue du Fresnoy
Tourcoing
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Au rythme des Saison
Saison est une revue éditée par les éditions Filigranes qu'on aime beaucoup chez BulBe. Comme les livres habituellement parus, les magazines sont de petites tailles, les photos sur papier velin. La revue existe depuis le printemps 2003 et est trimestrielle, un coffret les regroupant toutes vient de paraître. À chaque tome son invité et pas des moindres. Dans le désordre, on retrouve : Christian Lacroix, Corinne Mercadier, Danièle Huillet et Jean-Marie Straub, Bernard Plossu et bien d'autres. Saison, dans l'ensemble, fait plutôt figure de petit carnet. Certains sont annotés, d'autres contiennent de petites images, tels des secrets. Bref, c'est mignon sans oublier d'être intelligent, un coffret qui pourrait bien vous accompagner dans vos vacances cet été...
Coffret de 12 livres "Saison"
Editions Filigranes
75 euros
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Quand les catalogues s'affichent
Le Festival de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont et les
éditions Pyramyd éditent pour la deuxième année consécutive un
catalogue rétrospectif tout en couleur qui retrace les temps forts du
festival.
Pierre Di Sciullo, graphiste français rend compte de sa démarche
typographique à travers l'exposition Mot à mot qui se déroule
simultanément durant le festival.
On y retrouve l'interview de Paul Elliman, graphiste du magazine WIRE et
célèbre pour sa typographie Bits constituée à partir d'objets trouvés,
qui s'est vu à l'occasion consacré une exposition au Garage de Chaumont
avec les G.T.F. /Graphic Thought Facility. Un hommage à l'emblématique
graphiste polonais Roman Cieslewicz qui depuis la fin des années 80 a
su donné au graphisme un certain goût de la provocation et du risque.
Comme ce dernier se plaît à le dire : « Une image qui ne choque pas ne vaut pas la peine. »
Véritable témoin, on apprécie l'idée d'un catalogue à mi-lieu du
« cahier de recherche » qui met en exergue les étapes de création des
projets spécialement présentés pendant le festival.
Catalogue du Festival international de l’affiche et des arts graphiques
de Chaumont
Pyramyd éditions
176 pages, 130 images
30 €
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E(art+pub)
Le quinzième numéro de la revue en ligne Synesthésie se revèle être la plateforme virtuelle de la biennale d’art contemporain art grandeur nature 2004.
Le thème général se trouve être l’image publicitaire et documentaire (un thème déjà abordé dans un de nos précédents dossiers), et la biennale explore les signes visuels extérieurs, gloutons qui nous submergent en avalant l’espace public, et présente des œuvres conçues spécialement pour trois lieux bien particuliers : Mains s d’œuvres et le parc départemental de La Courneuve en Seine Saint-Denis, et le troisième ici.
Quant à notre collègue e-zine, il propose et met en scène la réponse de l’e-art à l’e-pub grâce au détournement thématique, méthodique, ou médiatique de la pub. Certes, l’ironie grinçante et le sarcasme détaché prédominent, mais si l’on sourit à voir le papier peint qui se lèche de Régine Cirotteau, l’agression des pop-ups d’Alexandre Leveuf font se poser la question de savoir si le fait qu’elles aient été « designées » par un artiste réussit à les rendre moins horripilantes que celles à but ouvertement lucratif ? (Je réponds sans conteste que non, mais cela n’engage que moi…) d’où l’exploration intéressante dans ce 15e numéro de Synesthésie de la place de l’artiste face au détournement de ce monde qui nous enserre…
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Le site du facétieux Martin Parr
Certes, le site du photographe très british Martin Parr n'est pas un nouveau-né sur la toile mais BulBe voulait mettre en avant celui-ci car très bien conçu. Dès la première page, c'est un régal, les dessins se mêlent à des images aléatoires et ensuite des séries de photographies- dans des slide shows tout en douceur - sont classées par thématiques ; de la mode aux fleurs, du téléphone portable aux portraits de couples anglais... Tout, vous saurez tout sur cet artiste hors-norme qui n'oublie jamais d'être drôle. Un CV est disponible, une bibliographie (énorme!), les dernières actualités... Ce site a des allures de premier de la classe, comme les autopotraits du
Monsieur, chaudement recommandés. Attention, l'ironie n'est jamais loin...
Site officiel de Martin Parr
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La donation Botero
Rappelez-vous l’exposition du colombien Fernando Botero au musée Maillol de Paris cette année dont Bulbe s’était fait l’écho (Bulbe).
Beaucoup de ces œuvres (toutes des dernières années d’activité de l’artiste) faisaient allusion à la violence colombienne et à la situation de crise du pays. Eh bien, Botero en a fait officiellement donation au Musée national à Bogota : une quarantaine de dessins et d’huiles sont, depuis le 5 mai, exposés au public colombien dans sa capitale ; les œuvres seront, par la suite, prêtées aux musées de Medellin (dont Botero a permis la construction) et de Cali.
Il s’agit là de la plus grande donation d’un artiste colombien de son vivant à son pays. « Le plaisir que j’ai de pouvoir faire quelque chose pour mon pays est beaucoup plus important que la peine que peut me procurer de devoir me séparer de mes œuvres. »
Après les expositions aux musées de La Haye, de Stockholm, et Maillol à Paris, il était plus logique pour l’artiste que les œuvres aillent au Musée national (donc au public colombien) que dans des collections privées. Pour qu’un témoignage différent puisse enrichir les générations à venir…
À consulter : le catalogue : Botero en el Museo Nacional de Colombia, Nueva Donacion 2004 , aux éditions Villegas Editores
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C'est une maison rouge....
L'intime, le collectionneur derrière la porte, voilà un thème d'exposition qui met allègrement en appétit nos papilles bulbesques dans ce nouvel espace, une fondation au curieux nom de Maison Rouge. Plus de 1000 mètres carrés d'espace d'exposition dédiés à la création contemporaine, rien que cela ! Cette maison est à l'initiative d'Antoine de Galbert et laisse libre cours aux envies de jeunes commissaires d'exposition. Par exemple, les objets de collection de cette première présentation, L"intime..., se visite comme dans une... maison ! Salle de bains, cuisine, etc. Ce lieu, beau et pertinent dans un quartier tel que Bastille, semble rempli de promesses.
L'intime, le collectionneur derrière la porte
Jusqu'au 26 septembre 2004
La Maison Rouge
12, boulevard de la Bastille
75012 Paris
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Le roman d'Araki
Non, pas un livre de photographies de plus pour ce prolifique artiste japonais mais un roman, ou plutôt une autofiction. Love Hotel relate, à la manière d'un carnet intime de 1970 à 1990, les aventures - dans tous les sens du terme - de Nobuyoshi Araki et ses modèles. Fantasmes, séances photos, séduction, sadomasochisme, toutes les situations sont là, autant d'envers du décor des célèbres photographies du Maître. À chaque chapitre correspond sa belle et une photo d'elle, donc l'humeur d'Araki, l'anecdote d'un jour à chaque fois renouvelée. D'aventure en aventure, le photographe ponctue son livre par des touches d'humour et d'amour sans oublier de dépeindre un Japon fascinant et poétique.
Love Hotel
Editions Denoël
240 pages, 6 illustrations
20,00 €
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Bienvenue à Sun City
Qu'est-ce que Sun City ? C'est simple, une banlieue résidentielle en Arizona, exclusivement réservée au plus de 55 ans (sic) et aux porte-monnaies bien gonflés, cela va de soi. Peter Graser a mené une sorte de reportage sur cette ville avec son mauvais goût, son luxe tape-à-l'oeil et ses habitants liftés. Ses images, à la construction remarquable, sont exposées à la galerie Kamel Mennour (qui a décidément du flair pour dénicher les jeunes talents dans le vent). Une série à mi-chemin entre art et documentaire dans les tonalités pastel, comme passées sous le soleil écrasant d'Arizona. Des tirages à la Massimo Vitali mais en plus acerbe, passant en revue une population au vitriol. Mais Peter Graser n'est pas dédaigneux, il pose juste un regard à la fois distant et amusé sur cette minorité regroupée dans ce paradis clinquant qu'est Sun City.
Jusqu'au 20 juin prochain
Galerie Kamel Mennour
60, rue Mazarine
75006 Paris
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